5.9.17

Avez-vous jamais eu envie...

.... d'épouser un Goblin ?
Non ? Alors c'est que vous en êtes restés à Harry Potter ou World of Warcraft et que vous n'avez pas encore eu le bonheur de découvrir le concept du Goblin hyper craquant développé par la scénariste Kim Eun-soon dans le drama du même nom.
Son Goblin n'est pas vert, il n'a pas les oreilles démesurées en pointe ni le regard torve. Il a le charme de Gong Yoo, c'est dire s'il est mimi...
La bande originale est plutôt bien...  Mais voyez et entendez par vous-même...
 

le générique et la chanson thème
(devenue ma favorite du moment)
 

 "Round and round" (encore, car je ne m'en lasse pas) et "Stay with me"
(Le passage où deux personnages marchent dans les phares est repris
un peu plus tard dans le drama, mais sous forme de parodie - hilarant.)
 

en anglais

2.9.17

La Mort d'un chat

 
 
Hier, au moment où je sortais de chez moi, j'ai aperçu un groupe de promeneurs sur la route. Quelle ne fut pas ma surprise de voir quelques-unes des femmes se précipiter à ma rencontre avec des mines catastrophées :
- Madame, Madame, venez vite voir...  Il y a un chat mort sur votre pelouse !
Elles me l'ont décrit, étendu, les pattes en l'air, inerte... Il a dû se faire renverser par une voiture et aller mourir là... le pauvre !
Je me suis rendue avec elles sur les lieux du drame.
En effet, malgré le groupe qui jacassait près de lui, le chat, figé dans une position bizarroïde, ne remuait pas un poil. 
Normal, il a le sommeil lourd, Chat...
Le bruit des conversations excitées a quand même fini par le réveiller. Il nous a regardés, l'air interloqué, s'est levé paresseusement, a parcouru quelques mètres qui nous séparaient de lui avant de se laisser tomber lourdement aux pieds des bonnes dames qui se sont empressées de lui frotter le ventre, heureuses de le voir ressuscité. 
Il est comme ça, Chat. Il dort n'importe où, dans des positions baroques, indifférent au monde qui l'entoure. Parfois, il ne se rend même pas compte que la pluie tombe et nous revient le pelage hirsute et trempé. C'est un philosophe. L'âme en paix, il l'a de son vivant, lui.

1.9.17

"L'Atlantide" de Pierre Benoit

au dos de ma vieille édition de L'Atlantide...
Pas faux... Je l'ai lu presque d'une traite.
 
 

25.8.17

Je booste mon intelligence émotionnelle

 
Cet été, j'ai laissé tomber les livres pour me lancer dans une entreprise ambitieuse et noble : booster mon intelligence émotionnelle.
Comment a-t-elle procédé ? vous demandez-vous, curieux d'en faire autant.
Tout simplement en regardant des Kdrama.
 
En effet, si nous savions déjà que la littérature améliorait notre compréhension des motivations secrètes de nos contemporains, une étude (aussi scientifique que libératrice) vient de démontrer que visionner des séries télé de qualité a également pour effet d'augmenter notre capacité à déchiffrer les émotions d'autrui. Existe-t-il une aptitude plus utile et fondamentale que celle-là dans la vie ? Non, évidemment.
Et ce n'est pas tout, une autre étude avait prouvé qu'elles agissent sur le mental de manière aussi positive que la présence d'amis.
 
En deux mois d'entraînement intensif, je suis devenue une surdouée du décryptage émotionnel, j'ai un moral stratosphérique et j'ai beaucoup rajeuni (ce n'est pas encore prouvé scientifiquement, mais c'est un vrai bain de jouvence).
Cela m'a aussi donné envie d'apprendre le coréen... mais c'est une autre histoire...

12.8.17

"Lost to Shame", Nam Yeon-woo (2017)

Lost to Shame de Nam Yeon-woo (2017)
Le film sort en Corée en septembre. Si je le mentionne, c'est surtout pour son affiche. Minimaliste et pourtant éloquente.
Ce dépouillement raffiné est caractéristique du design coréen.

9.8.17

L'Homonyme

Parmi les fléaux d'internet, arrivant en troisième position derrière le troll et l'ex qui publie tes photos intimes pour te pourrir la vie, il y a ton homonyme.
 
L'homonyme, c'est le gars ou la fille que tu n'as jamais rencontré (e), mais qui par malchance porte le même nom et le même prénom que toi. Si tu te croyais unique, c'est râpé, mais ce n'est pas le pire : alors que tu as toujours fait très attention à ton image virtuelle afin de véhiculer des valeurs compatibles avec tes objectifs professionnels, l'homonyme, lui,  ne s'est jamais embarrassé de ce genre de détails. Il vit sa vie et la partage généreusement avec son entourage via les réseaux sociaux, si bien que quand on tape ton nom à toi dans un moteur de recherches, le premier visage qui apparaît c'est le sien. Il n'est pas mal. Il sourit. Normal, il est en pleine teuf, le verre à la main. C'est un bambocheur ! Soyons honnêtes, il ne fait pas que cela. Il bronze sur la plage, joue à des jeux idiots, écoute de la musique ringarde.. Et il est plutôt courageux, car il trimballe ses boissons jusque sur les pistes de ski...
En le voyant s'épanouir sur la toile, tu as la curieuse sensation que toutes ses occupations n'ont qu'un seul objectif : ruiner ta crédibilité auprès de clients et d'employeurs potentiels. Et c'est bien le problème. Il abîme ton image seulement auprès de personnes qui ne te connaissent pas et qui ne vont pas aller faire de recherches poussées pour savoir si tu es bien le joyeux luron de la photo : ils viennent justement d'en voir assez pour ne pas avoir envie d'approfondir.
 
Le mal est sans remède. L'homonyme ne fait rien de répréhensible et il semble même très sympa. Il serait probablement ravi de d'offrir une bière s'il te croisait sur la poudreuse.

28.7.17

Une Étrange observation

J'ai commencé à lire la biographie de Bowie par David Buckley, David Bowie - Une Étrange fascination. A la page 63, on lit la description faite par Toni Visconti d'un phénomène bizarre dont il a été témoin. Extrait :
"Cela ne m’étonne pas que David se soit intéressé aux ovnis, mais on n’en parlait pas beaucoup. Un jour, il m’a présenté à l’auteur et interprète Leslie Duncan, qui était une de ses amies. Leslie et son ami ont parlé d’ovnis pendant des heures. C’était leur spécialité. Quand il a commencé à faire nuit, je suis allé sur le balcon avec son ami qui a fini par dire : 'Ils sont là-haut tout le temps.' Puis il a montré quelque chose du doigt, un objet à peine visible, à peu près de la taille d’une étoile moyenne, qui traversait le ciel rapidement. 'En voilà un', a-t-il dit. J’ai dit que ce n’était pas possible, que c’était seulement un satellite. Il a dit que non et qu’on devait continuer à l’observer. Très vite, l’objet a pris un virage à angle droit – pas du tout comme un satellite, il a accéléré, et puis il a disparu. David était à l’intérieur quand ça s’est passé, mais on s’est dépêchés d’aller le leur raconter, à Leslie et à lui."
Cet phénomène d’objet à l’apparence d’une étoile moyenne qui vire à angle droit, c’est exactement ce que j’ai observé une nuit où le ciel était dégagé. Dans mon cas, il y avait deux points lumineux de même taille et de même intensité, pareils à des étoiles, mais sans le scintillement, et qui fonçaient l'un sur l’autre de manière frontale, sur la même trajectoire rectiligne, à la même vitesse qui pouvait être celle d'un satellite. J’ai dit à l'ami qui m'accompagnait, "regarde, regarde ces deux avions, on dirait qu'ils vont se télescoper". Ce qui s'est produit ensuite est le seul cas de figure que je n'avais pas envisagé : les deux points lumineux ont bifurqué à angle droit en directions opposées au moment précis où ils auraient dû se percuter. J'étais médusée. Je les ai vus s'éloigner l'un de l'autre puis ils ont disparu en même temps. Ce que j'ai trouvé le plus étonnant c'est qu'à aucun moment, même pendant ce virage improbable, les objets n'ont changé de vitesse et d'apparence.  Tout était harmonieux, et les trajectoires et les angles droits décrits étaient absolument parfaits, comme un tracé programmé par ordinateur.

7.7.17

Tanabata

 
En décorant ma branche de bambou, je me disais que mon Tanabata était plutôt un Tanabaka (parce que cela semblait légèrement crétin de suivre une coutume japonaise ici), mais on a les voyages et le Japon que l'on peut... C'est une jolie tradition, et en ce moment je ne perds jamais une occasion de faire un voeu...
 
 
C'est le jour qu'a choisi mon nymphéa pour s'ouvrir... Que cette fleur est belle !

1.7.17

Le Monde comme illusion

 
Détail de l'une des planches de L'Île Panorama d'Edogawa Ranpo, dans la somptueuse version manga délivrée de main de maître par Suehiro Maruo. Bourrée de références artistiques et de clins d'oeil. Si vous ne connaissez pas encore ce livre, je vous invite à le découvrir de toute urgence.

30.6.17

Instant végétal


 
Ma vie, mystérieuse, est ponctuée d'instants végétaux...
Tout a commencé avec le dessin... et plus particulièrement avec l'abécédaire que l'on peut voir admirer sur mon site Heart of Hearts.
Au bout de quelques lettres, je me suis trouvée  à court d'idées. Afin de relancer l'inspiration, j'ai acheté des livres sur les fleurs sauvages, les arbustes, les arbres... En observant toutes ces plantes, j'ai été subjuguée par la richesse du répertoire, et surtout par la beauté et la perfection de la moindre fleur des champs. Depuis ce moment, quand je ne dessine pas de végétaux, je les photographie.
 
Pendant mes études, j'ai aussi été très impressionnée par les photos de Karl Blossfeldt (cliquez sur les sections Urformen der Kunst et Wundergarten der Natur), et il n'est pas rare qu'en voyant certaines plantes, ses compositions me reviennent en mémoire.
Les photographies de Blossfeldt n'étaient conçues et destinées qu'à lui servir de base pour enseigner le dessin à ses élèves d'une école d'arts décoratifs de Berlin. A ce propos, il a écrit:
"Les formes simples étant les seules à se prêter à une représentation, il m'est rigoureusement impossible d'utiliser des fleurs composées comme en fait pousser par exemple le jardinier, de sorte que je n'ai pas d'autre choix que de m'occuper presque exclusivement d'herbes et de plantes sauvages." in Hans Christian Adam, Karl Blossfeldt, Taschen, 1999, p.32. 

20.6.17

Jaloo - Insight


L'artiste qui m'a donné envie de renouer avec la MPB (Musique Populaire Brésilienne) que j'avais un peu perdue de vue et d'ouïe ces dernières années.


 

4.6.17

L'Arcadie comme si vous y étiez

Pour vous qui habitez la ville et n'avez comme horizon que l'asphalte et le béton, voici un petit aperçu de ce que vous manquez en ce moment. Entrez dans les images, prenez une bouffée d'air frais et savourez l'intermède bucolique que je vous offre.
 
Les grands coquelicots, effet esthétique garanti, qu'ils lévitent dans les publicités ou au-dessus d'un champ de foin fraîchement coupé.
 
Les graminées, accusées de tous les maux, mais dont on ne peut s'empêcher d'admirer la finesse et le potentiel décoratif.
 
L'ail sauvage et son rose si tendre (Pantone 189 C) qu'on en mangerait...
 
Les campanulacées...
 
Le muscari à toupet...
...
 
 

25.5.17

Kung Fu

 
 

Toujours en quête des origines de mon intérêt pour l’Asie, j’avais envie de revoir une série qui m'avait fortement impressionnée par son esprit : Kung Fu, avec David Carradine dans le rôle de l’anti-héros Kwai Chang Caine. Je me demandais si elle allait toujours me paraître aussi géniale, et j’avais un peu peur que la réalité ne se révèle très éloignée de mon souvenir enchanté.
 
J’avais presque tout oublié et je l’ai redécouverte aussi efficace, fraîche et fabuleuse qu’au premier jour. Bien sûr, côté maquillage et décors, cela laisse parfois un peu à désirer, mais qu’importe, puisque le reste tient la route. Œuvre intemporelle, elle véhicule les principes de base du bouddhisme - tolérance, respect d’autrui, contrôle de soi, non-violence…. Autant de qualités auxquelles notre société semble avoir définitivement renoncé, ce qui nous en rend d’autant plus nostalgiques.

Ce formidable road movie nous fait sillonner l’Amérique de la fin du XIXe siècles. Caine voyage et sa route croise celle de tout un tas de personnages, notables, marginaux et petites gens. Leurs portraits forment une galerie complète des vices et des vertus de l’humanité, et surtout de sa stupidité. Ces êtres luttent, espèrent, désespèrent, se heurtent, se blessent, s'aiment, se haïssent, et Caine est à la fois le témoin silencieux et le révélateur. À travers lui, ils finissent par prendre conscience qu'il y a mieux et plus en l'être humain que ce qu'ils y mettaient, qu’il faut toujours considérer tous les aspects d’un problème et qu’il n’y a pas forcément de bonne solution ou de bonne réponse.

Cette série était un véritable cadeau. Elle montrait que si la voie de la sagesse et de la mesure est la plus difficile, et celle qui demande le plus de courage et de force morale, c'est sans nulle doute la plus belle et la plus glorieuse, et celle qui apporte le plus à celui qui l’emprunte.


15.5.17

La Centauresse de Diomède

Facture art déco et inspiration symboliste, l'œuvre est superbe.
 
Il s'agit d'une gravure réalisée par Henry Chapront pour le frontispice de l'édition de 1921 du roman de Rémy de Gourmont, Les Chevaux de Diomède (éditions La Connaissance).
On y note l'influence cubiste et surtout ces roses, motif typique et récurrent des années 20. Leur floraison foisonnante envahit alors tous les domaines des arts décoratifs (menaçant d'en étouffer quelques-uns).
Quant au roman de Gourmont, il figure parmi les nouveaux ajouts du site gutenberg.org où je vous invite à vous rendre si l'ouvrage vous intéresse.
Gourmont n'avait pas l'esprit dans sa poche et le livre est truffé de remarque pertinentes, et surtout impertinentes, sur nombre de sujets, comme par exemple, l'immense pouvoir de la littérature :
 
…par des lectures choisies avec soin,
lentes et méditées, on peut recréer son existence
avec une facilité presque mauvaise.
 
Ou cette tirade qui, au temps des émoticones, prend des allures prophétiques :
Dans quelques siècles, tout le monde pensera sur ce point comme pense l'homme moyen d'aujourd'hui. Il n'y aura plus aucune littérature, ni de prose ni de vers, et la pensée s'exprimera selon une formule nette, sèche, purement algébrique. Comme il n'y aura plus d'idées générales, toute notion de l'extra-sensible étant abolie ou considérée comme l'un des symptômes de la folie, il est très possible qu'on délaisse, comme trop lent, notre système d'écriture. A des hommes parqués par la science et par le socialisme dans des besognes et des plaisirs prévus et ordonnés une fois pour toutes, quelques idéogrammes suffiront pour dire toute la pensée humaine, qui sera brève; les besoins physiques, les désirs sexuels, bon, mauvais, pluie, soleil, froid ; chaud. J'estime qu'avec cinquante grognements gradués et autant de signes représentatifs un troupeau d'hommes socialisés exprimera parfaitement tout son génie.

11.5.17

24.4.17

"The Young Pope", Paolo Sorrentino, 2016

 
Il mondo si è fermato per parlare d'amore.
 

Quand on commence à regarder cette série, on ne sait pas du tout à quoi s'attendre, et c'est un sentiment qui perdure jusqu'à la dernière minute.
Le scénario est bluffant, la réalisation magistrale. C'est beau. Subtile. On n'est plus habitué à tant de beauté et d'intelligence.
Sorrentino est un génie.

20.4.17

Le Temps des corbeaux

Voici venir le vole augural des corbeaux,
Des corbeaux dépeceurs sinistres des vieux mondes.
Tout l'avenir est noir de leurs ailes immondes...
La mer monte d'en bas avec des voix profondes,
Qui demain passera par-dessus nos tombeaux.

Albert Samain, Le Chariot d'or

Après la vision du jardin dévasté, j'ouvre au hasard un livre de poésie pour y puiser un peu de beauté et de réconfort, mais je tombe sur ces vers qui, hélas, me rappellent aussitôt notre funeste réalité politique... Allez savoir pourquoi...
 
Il me semble que je pourrais utiliser ce recueil comme livre de présages.
Par exemple, je pose la question "qui sera élu ?" j'ouvre au hasard et je lis :
 
Des cadavres hautains, dont les yeux magnanimes
Rêvent, tout grands ouverts, aux idéals perdus !
 
C'est probablement ce que nous aurons.
Voilà une méthode de divination efficace. Aussi fiable qu'un sondage (voire plus), infiniment moins chère, et beaucoup mieux tournée.

Souvenirs d'un jardin...

Cette nuit, il y avait -3°C à l'abri.
Tout ce qui était joli, frais , tendre et prometteur est mort.
On parfois l'impression que cette terre est maudite.